Mon projet-Bonheur!

Retrouvant ce blog plein d’espoir après moult pérégrinations, et quelques années, surtout, le bilan est….contrasté…..De nombreuses choses se sont passées, mais j’ai surtout renoncé à beaucoup de rêve, depuis: je ne suis pas allée au Japon, par exemple…. Notez bien que je n’avais pas pris en compte certaines choses: Fukushima, surtout, et…….cette fichue crise qui a eu raison de mes économies et amené le fait que depuis ce dernier post, et bien j’ai eu plusieurs emplois, plusieurs « périodes de transition », repris des études à l’Université etc……Ce qui n’a pas changé, c’est la vie en Ville, le choix de ne plus utiliser la voiture, mon chéri, mon chien à qui je dois mon pseudonyme « chien lune » ou « lune-chien » (j’ai renoncé à apprendre le Japonais, aussi, en tous cas pour l’instant…).

Je m’aperçois que je m’étais livrée avec une certaine candeur, tout de même! Serai-je capable de la retrouvée, ainsi que cet enthousiasme, aujourd’hui? Alors que ma nouvelle ville me semble avoir moins d’attraits, alors que j’ai encore passé deux à espérer un CDI pour finalement me voir remplacée par un contrat pro occupé par une personne que j’ai moi-même présenté à mes employeur?

Peut-être, après tout!

Naîve pour naïve, je le confesse: dès que je traverse une période vraiment difficile (deuil, maladie, etc…) je fais une cure « bonheur » en lisant des tas de bouquins de développement personnel. Pour moi que mes amis prennent pour une intello sous prétexte que je lis beaucoup de sciences humaines et de littérature, c’est presqu’une activité honteuse, que celle-ci! Et pourtant, c’est probablement aussi un « refuge » qui est vital pour moi et jusqu’ici m’a permis, conjugué à d’autres facteurs sans doute, de « rebondir », comme on dit parfois. Je reviendrai sur ce thème que j’emploie à dessein bien qu’il ne plaise guère aux professionnels de la résilience.

J’avais commencé par de la « vraie psychologie » (rire), et c’est sans doute lors d’une de ces « crises existentielle » qu’adolescente j’ai dévoré Freud, mais aussi sa némésis, Jung ainsi que nombre d’auteurs ensuite au programme de mes études, puis tout à dégénéré (humour) quand je me suis « mise » aux livres de neurosciences et de psychologie cognitive…. Oui, je l’avoue, de même que certains paraît-il commence par un joint pour arriver à consommer de l’héroïne, moi je suis « tombée » dans le « développement personnel » après avoir d’abord consommé du cognitivisme, puis ce fut la dégringolade, la déchéance due femme: j’ai lu Boris Cyrulnik (inclassable), j’ai arrêté de lire des bouquins de philosophes et littérateurs suicidaires malgré leur belle écriture, j’ai « essayé » Christophe André, puis j’ai pris goût à la psychologie positive, et même au mindfullness, je me suis mise, O scandale, à lire des bouquins écrits par des psychologues américains, m’initier à des choses comme la méditation, le mindfullness et enfin, après avoir lu « ma vie de cobaye » et téléchargé nombre de balado-diffusions sur le site « je ne sais plusquoi et santé » (sur les conseils d’une « vraie psy » dans la « vraie » vie), j’ai découvert Gretchen Rubin et son fameux défi bonheur, que je viens de terminer, en même temps que divers bouquins pour l’écriture de mon mémoire de master et le second livre de l’auteur du « cerveau de Buddha »….. Plus j’y pense plus, toute honte bue, je me dis que c’est l’occasion ou jamais de commencer mon propre « défi bonheur », ici, là, tout de suite, en m’inspirant de son livre à elle, puisque d’ailleurs (ça tombe bien), elle l’a aussi écrit pour cela, son livre: pour d’autres « en profitent »….. Comme quoi, un best seller américain, finalement, cela peut amener de grands changements avec de petites choses toutes simples, des astuces que l’on connaît déjà mais que l’on n’arrive plus à mettre en pratique, dépression nerveuse oblige, des lectures communes que l’on a peu exploitées….

Voilà, c’est dit, c’est lancé! Tsukiinu se refait, encore une nouvelle fois, une nouvelle vie! Sans déménager car elle n’a plus de sous, sans grandes espérances, comme ça, parce que je n’ai rien à perdre, et même au contraire et aussi parce que derrière se défi s’en cache un autre: qu’est-ce que moi, diplômée de 44 ans au chômage, charriant mon passé tout cassé et n’ayant pas eu d’enfants, je peux avoir comme pratiques communes de recherche de bonheur, avec une brillante américaine auteure de bestseller, bobo sympathique mais bobo quand même, ayant tout réussi dans sa vie, ayant encore sa soeur, ses parents, beaucoup d’amis, de l’argent, des « relations » et une belle dose d’ambition et de confiance en soi?

Mon défi bonheur ne sera pas tourné vers cet objectif comparatif (attention, jargonnage d’ingénieur projet TICEF en vue-à bannir), mais ce sera un « bénéfice secondaire », j’avoue que cela m’intéresse; Comme elle le dit elle même dans son livre Gretchen Rubin est heureuse au moment où elle commence son enquête sur le bonheur. Ce n’est pas mon cas au moment où je commence ce « défi bonheur  » à la française, version « sous prolétariat » en rupture familiale (un peu d’auto-dérision ne fait pas de mal, n’est-ce pas?), précisément aujourd’hui, enfin je veux dire hier, qui fut ne tournons pas autour du pot: un jour de merde totale, avec une odeur de « fond de trou »!

Est-ce que les recettes de Gretchen Rubin, ainsi que les écrits de Czyzenmyali, Tahar, et autres éminences de la vie heureuse en post-post-ultra modernité et en deuil du futur, vont, moi, Tsukiinu au pays sans été, m’aider à être « plus heureuse »?

Nous verrons bien…

Quoi qu’il en soit, voici comment je vais procéder. Pour une fois dans ma vie, je ne vais pas me casser la tête, et je vais reprendre point par point le plan de Gretchen Rubin, sujet par sujet, mois par mois. Cela me permettra à la fois de réfléchir sur ce constat recueilli suite à une enquête sur l’impression que je donne aux autres: « tu te compliques trop la vie » et « avoir un projet », ce blog, ce « défi bonheur », quelque chose qui est censé me faire plaisir et n’avoir rien d’utile, rien à voir avec le travail, la recherche d’emploi, l’insertion ni quoi que ce soit de purement « sérieux » ou « adulte »… En reprenant ce blog, au lieu d’en créer un nouveau, je m’inscris aussi dans une dimension évoquée dans un des livres cités plus haut: « persévérer »;

Allez hop, je me lance. Voici quelques hypothétique « vérités pour moi même » (j’adapte tout de même le vocabulaire de la traduction de « projet bonheur » à ma sauce, notez bien):

« Le fait d’avoir ou non du travail ne rend pas heureux (rencontre avec MP) »

« Faire une dépression n’empêche pas d’essayer de s’en sortir » (sinon il y aurait moins de chômage-humour noir)

« Non, Monsieur Durkheim, (est-ce que je peux t’appeler Emile? Depuis le temps qu’on se fréquente…enfin, surtout moi…)le fait d’avoir des suicidés dans sa famille ne prédestine pas à mettre soi-même fin à ses jours (enfin, j’espère, après-tout, je n’en sais rien… »Humour très noir à la limite du supportable? ») »

« Savoir que pour être plus heureux, il faut chasser les idées sombres ne rend pas capable de chasser les dites idées sombres »

« Travailler bien et beaucoup ne sert pas forcément à pérenniser son emploi » (oui, je sais, j’avais dit que je ne parlais pas « boutique », mais cela va être difficile, quand même!)

Vivre une belle histoire d’amour fidèle avec celui qu’on a choisi (et réciproquement) ne suffit pas à rendre heureux, (c’est terrible de dire cela, ce doit être insupportable à lire pour ceux qui souffrent de solitude, mais c’est vrai pour Gretchen Rubin et pour moi!).

Bon, déjà ce petit exercice m’a fait du bien. Pas seulement parce que j’aime écrire, en général, mais parce que ce projet est simple, humble, et « réalisable ». Comme le dirait Bandura, dans son travail sur le sentiment d’auto-efficacité personnelle, il est plus facile d’entreprendre quelque chose que l’on se sent capable de mener à bout. Bien sûr, mon humeur peut changer, d’un jour sur l’autre, et ce malgré le fait que je suive un traitement antidépresseur actuellement, mais globalement, je peux dire que ce projet est réalisable sans qu’il y ait besoin de réunir trop de conditions favorables: pas de plan à faire (c’est souvent une étape de travail qui me prend du temps car je suis perfectionniste pathologique, ce qui est un vrai défaut et non une fausse qualité), pas d’effets de styles, pas d’attentes de qui que ce soit, pas de manipulation complexe, pas besoin de remonter loin dans mon histoire (j’ai un sérieux problème avec les débuts) et de me confronter à mon obsession de l’authenticité et de la précision et véracité objective des faits (aussi un de mes gros problèmes lié sans doute au manque de confiance en moi, alors que par ailleurs j’ai une très bonne mémoire des situations, états, etc.)

L’idéal serait bien sûr d’écrire un peu tous les jours.

A demain!

Une image qui me fait plaisir

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