Le manque d’argent fait-il le bonheur?

Bien sûr, c’est un brin provocateur. Pourtant, lorsqu’on lit la vie des sages, des grands penseurs, et les statuts sur facebook (comment ça, j’exagère?^^)….on trouve souvent cette expression: tout ce qui est important est gratuit…..Si le bonheur est une chose importante, il est probablement gratuit.

Ce qui m’amène à justifier le fait que ce soit un auteur américain qui m’ait apporté le plus d’outils jusqu’à présent dans ma boîte à bonheur. En effet, curieusement, alors que tout ce qui est américain est estampillé « capitaliste et mercantile », dans le domaine du développement personnel, chaque fois que je lis un auteur français, je retrouve ce genre de conseils: faites vous un spa avec les copines, voyagez, offrez vous un foulard hors de prix qui témoigne de la valeur que vous avez pour vous même, offrez un beau cadeau à quelqu’un que vous aimez….. Même Dominique Loreau, qui écrit des livres que j’apprécie beaucoup, distille un coté « aristo » dans ces préconisations. Alors que le mindfullness, la psychologie positive, et autres émanation de ce courant, évoquent des méthodes qui ne coûtent rien.  Et c’est bien…Parce que les spa, l’avion, cela n’est pas gratuit! J’en déduis que les personnes qui s’intéressent au bonheur sont des personnes qui ont les moyens de s’intéresser au bonheur. La différence entre une Gretchen Rubin et une Mme Servan Shreiber (même si le livre de celle-ci est très sympa), c’est que GR avoue qu’au fond elle n’a pas de problèmes et que malgré tout, elle n’est pas sûre d’avoir atteint le maximum possible de bonheur, malgré le fait qu’elle ait de l’argent, du succès, es amis, etc…. Cela veut dire qu’elle sait que d’autres personnes n’ont pas cette chance. C’est déjà pas mal.Beaucoup de livres français éludent la question économique, surtout la partie « y’en a pas ». Pourtant,  nous vivons un temps où être éduqué, lettré, n’est pas réservé à la classe supérieure. Il est moins difficile de lire un livre de conseils lorsque les conseils sont applicables et il faut bien le dire, le pragmatisme américain fait que le lectorat visé contient toutes les classes, donc, les conseils sont plus facile à entendre car les solutions sont applicables. Sans avoir de Iphone, sans avoir une silhouette de rêve (nombres d’américains sont en surpoids, il serait donc malvenu qu’un auteur répète  longueur de page qu’il faut être maigre, que les gens sans gras sont plus élégant, ont un esprit plus affuté, etc…(par bonté d’âme je ne citerai pas l’auteure mais oui, j’ai vraiment lu ceci!).

D’ailleurs, il est probable que dans mon projet bonheur à moi, il faudra que je consacre un mois à la nourriture, et la frugalité.

Je résume: dans ma bibliothèque de développement personel et de chercheuse de bonheur, il y davantage d’auteurs américains parce que chez ces auteurs, le bonheur, le bien-être (appelons le comme on veut) n’est pas réservé aux gens chics et musclés issues de milieux aisés, mais à tous. A ce propos, notez bien, que je me poste en « cobaye » et non en arbitre politique. Je signalerai tout de même qu’un numéro récent du time était consacré au bonheur ou du moins telle que cette quête est inscrite dans la constitution aux états-Unis: « the pursuit of happiness ». Sous un angle beaucoup plus intellectuel, les paradoxes de cette injonction écrite du temps des pionniers étant qu’elle n’est plus forcément adaptée aux américains d’aujourd’hui, le bonheur évoqué ne relevant même pas véritablement du même champ de signification!

Etant ronde, éduquée et pauvre (je ne dis pas « mais », remarquez bien), en quête de plaisir de vivre et de solutions adaptées à ma situation, je choisis les lectures qui présentent le moins de risque possible de me plomber le moral car JE NE SUIS PAS MASO! Par ailleurs, ayant souvent le nez plongé dans des livres de sciences humaines, pour me détendre je préfère les ouvrages de vulgarisation et les recettes Bref, aujourd’hui, j’ai trouvé le moyen de me procurer « philosophie magasine » qui titre « sommes nous assez heureux? ».

Les premiers posts de ma recherche du bonheur sont consacrés à adapter à mes propres besoins et mes propres idiosyncrasies le cheminement adopté par mes illustres prédesseurs (est-ce la culture des précédents à l’oeuvre malgré moi?). Se profilent déjà plusieurs thèmes: l’argent (ou plutôt, comme je titre dans ce post « le manque d’argent fait-il le bonheur? »), la frugalité (peut-on être gros et heureux?) et la culture française (le bonheur est-il bien vu en France?). Bien sûr, le travail (en avoir ou pas, merci Hemingway^^) est un sujet de choix même si tous les auteurs ont tendance à rappeler qu’il ne doit pas être au centre de tout (ce que j’ai du mal à accepter, j’avoue, surtout en ce moment), les relations, la pleine conscience, bref, avec deux ou trois aménagement je pense pouvoir être assez disciplinée pour respecter le « plan ».😀

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